« Nos forces sont parties. Reste la Force. Elle passe par le nombril du Rêve » (Hélène Cixous, Éve s’évade, Galilée, 2009, p.42)
Dédié à l'actualité éditoriale de la poésie et à la musique classique et contemporaine
« Nos forces sont parties. Reste la Force. Elle passe par le nombril du Rêve » (Hélène Cixous, Éve s’évade, Galilée, 2009, p.42)
Derek Walcott, deux poèmes extraits de Raisins de mer, traduction de Claire Malroux, lus par Florence Trocmé
Plum Island, au Nord de Boston, non loin de Gloucester, la ville où le poète Charles Olson écrivit son opus majeur, Maximus, dont la première traduction intégrale en français, signée Auxeméry, devrait bientôt paraître aux éditions de La Nerthe
Pause Une pause dans ce Tumblr. naissant, mais ce que j’en ai découvert suffit pour donner envie de continuer, notamment avec des extraits de poésie lus par d’autres et si possible parfois par les poètes eux-mêmes
Retour début septembre
Inger Christensen, extrait de Herbe, publié dans Poezibao, le 11 Août 2009
Kurtag
Lu dans un intéressant article du Monde daté de ce jour*, signé par Pierre Gervasoni, le critique musical responsable de la musique contemporaine, et consacré à Kurtag, un “encadré” sur des compositions de Kurtag, les Jatétok. Les premiers furent composés entre 1973 et 1976, pour piano ou piano à quatre mains, avec une vocation pédagogique claire. Mais très vite, les Jatétok vont devenir des “messages personnels” ou des pages de journal intime, se concentrant sur une personne sous forme de portrait ou in memoriam. K. aurait composé à ce jour environ 300 Jatetok. Les hommages abondent à Stravinsky, à Scarlatti, à Bach. Tous les Jatétok ne sont pas sombres. Certains dépeignent des querelles, un dialogue de sourds (Coups/Querelle – Jeu avec les harmoniques – Hoquet – perpetuum mobile/objet trouvé – sonatina basé sur l’Actus Tragicus de Bach). Il y a des clusters, “ces taches sonores qui sont à la musique contemporaine ce que les arpèges ronronnants sont à la musique de l’époque classique”. Les Jatétok sont d’hallucinants jeux de miroirs. Ils font apparaître d’invraisemblables croisements de culture. Bach sans cesse semble remonter à la surface comme du fond de la mémoire créatrice de Kurtag. Ici à découvert dans le plus grand mystère de l’œuvre à naître”. (Entre guillemets des citations littérales de P. Gi).
(*Flotoir, février 2000)
Et il y a peu, cette vidéo bouleversante disponible sur le site d’Arte où l’on voit Kurtag et sa femme Marta, âgés tous deux de 80 ans, interpréter sur un piano droit plusieurs de ces Jatétok (passer éventuellement la première demi-heure de la vidéo, consacrée à une œuvre pour violon seul de Kurtag, le récital de piano débute à 31 mn).